Baloji "Hotel Impala" : son premier album solo le 4 février 2008 sur Hostile

Baloji "Hotel Impala" : son premier album solo le 4 février 2008 sur Hostile

Baloji, ex-Malfrats Linguistiques, qui était devenu Starflam (soit Malfrats écrit à l'envers), se prépare à déferler sur le devant de la scène avec un premier album solo, intitulé « Hotel Impala » et à paraître le 4 février 2008 sur Hostile. « L'album s'appelle 'Hotel Impala', du nom du motel que mon père possédait à Kolwezi au Katanga, un motel qui a été détruit lors des violences du début des années 90 », a confié Baloji. « Déconcertant moment où ce qui ressemble à la victoire du peuple coïncide pour mon père avec la faillite ! Et lui de disparaître. Honte ? Fierté ? Je l'ignore… ». Né à Lubumbashi, au Congo, Baloji a suivi son père qui l'a ramené en Belgique, où il s'y est installé à l'âge de quatre ans.

« Mon nom veut dire 'sorcier', c'est lourd à porter », a confié Baloji. « Chez nous ça désigne le mal, comme ici Lucifer ou Judas. Longtemps, j'ai eu du mal à l'accepter. J'ai même tenté de le retirer quand j'ai obtenu ma nationalité, mais en vain. Mais aujourd'hui avec 'Hotel Impala', j'ai voulu m'accepter, être en phase avec mon for intérieur et me réconcilier enfin avec le passé ». Nappées d'influences soul, afro beat, chanson et hip-hop, « Hotel Impala », le premier album solo de Baloji témoigne d'un ton inspiré et nouveau. Vraie bande originale d'une vie épique, Baloji emmène le public depuis les récits de sa prime enfance au Congo à ceux de son existence en Belgique au sein d'une famille d'adoption. Baloji pose un regard afropéen, quelque chose comme un refus de juger son pays et ses parents dès lors qu'il ignore beaucoup d'eux.

Ces histoires poignantes sur un flow tendu font de « Hotel Impala » une perle rare dont on ne sort pas indemne. Pour ses lyrics explicites, Baloji utilise des mots affûtés, va chercher au tréfonds de sa mémoire blessée les souvenirs, les odeurs, les images de son enfance. « Tout Ceci Ne Vous Rendra Pas Le Congo » est à ce titre la pierre angulaire de « Hotel Impala », avec son texte fleuve d'une centaine de rimes et ses flashes surgis du passé. Dans « Entre Les Lignes », Baloji raconte son arrivée en Belgique et la rencontre avec sa belle-famille. « Ostende Transit » exorcise les plaies de l'enfance. Sur « Repris De Justesse », Baloji raconte ses trois années de vie de sans-papiers, avant qu'il n'obtienne le sésame ultime, sa carte d'identité belge. « Hotel Impala » se conclut judicieusement par la reprise d'un inédit de Marvin Gaye, rebaptisé « Nakuenda » (« rentrer » en swahili), un titre aux textes prédestinées, le deuxième monument de « Hotel Impala ».

La production de Baloji est racée, truffée de cuivres rutilants, de guitares funky et de groove grave. Sur des beats organiques et des instrumentaux ambitieux, « Hotel Impala » fait appel à près de 56 musiciens, dont des chorales, des cordes et des beatmakers. Quelques invités de marque aussi, dont Amp Fiddler, le chanteur et claviériste américain qui tourne avec Parliament/Funkadelic et Prince, Ella Woods, la chanteuse des Platters, Gabriel Rios, Marc Moulin et les Glimmers. Baloji a composé six des 17 titres de ce premier album solo mixé par Philippe Weiss (NTM, Diam's, Aznavour). Baloji viendra présenter au public la version live de « Hotel Impala » au « Café De La Danse », à Paris, le 15 février 2008. La billetterie est ouverte, réservations dans les points de vente habituels.

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